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  • Mise à jour : 25 octobre 2018.

Histoire

HISTOIRE DE SAMMERON "Journal de la commune en 1966"

Gite d'étape entre les bacs d'Ussy et de Fay, à peu de distance de la 15ème borne de quatre lieues sur la route de Paris à Metz, composé d'une vingtaine de feux, il était primitivement groupé près de l'église entourée du cimetière, de la maison commune, et sous la garde des fermes THOMINOT et MERCIER, ou plutôt de leurs aïeux agriculteurs, vignerons et quelques artisans indispensables : maçons, menuisier, maréchaux-ferrants.

Le phylloxera fait disparaître les vignes et ruine les vignerons, (archives de Melun XVIIIè siècle). Beaucoup furent détruites à la révolution.

Etymologie celtique SAM : tranquille, ARAU : eau. Comme SAMBRIE, SAMARIE etc.

En effet, les maisons descendaient vers la Marne, presque jusqu'à l'abreuvoir. Devant l'ile Notre Dame à la pointe de laquelle on distingue dans l'eau les ruines d'un moulin, la rivière dessine un coude. Elle n'était point encore assagie par les barrages de Reuil et ceux d'amont et ne se privait pas, à la saison des pluies d'inonder les bas terrains jusqu'au "Bout des Marais". D'où l'ancienne orthographe (les eaux tranquilles) on peut encore lire de nos jours sur un poteau indicateur de la route D21, en forêt d'Armainvilliers : route de SAMERON à Pontault.

La révolution ayant divisé la France en départements, on s'aperçut que SAMOREAU, étymologie semblable près de Fontainebleau, se trouvait dans le même département. On ajoute donc un M à SAMERON pour le différencier. Sous la restauration l'ancienne orthographe reparut un temps, puis une nouvelle s'imposa.

Autre preuve d'ancienneté du village, le vieux clocher de l'église, à l'époque pas plus grand que la chapelle de la Vierge d'aujourd'hui, était le frère du clocher d'Ussy, du XIIè siècle. Bien entendu le dit clocher d'Ussy a dû être reconstruit à une époque intermédiaire. Le clocher actuel de notre église d'ailleurs agrandie, a été construit en 1878, par l'architecte LEVASSEUR.

Collection : Lionel COUVREUR

Le "Bout du coq" où s'installèrent charrons et maréchal-ferrant devait son appellation à l'auberge du "Soleil Levant" (maison Courtois) dont l'enseigne figurait un coq incitant le village au réveil.

A l'autre extrémité du village c'est le "Bout des Marais" dont le lieu principal était la maladrerie (maison Gallet) où l'on soignait les incurables.

Un souterrain allant de Jouarre à Ussy y aurait constitué une étape.

Le troisième groupe de maisons, est celui qui s'étage de la route de Metz par les rues du Tarque et du Four, jusqu'au "Bout d'en Haut", la rue du Four, doit son appellation à l'existence d'un four banal (maison Gaillard N°10) où l'on cuisait le pain du village.

La rue du Tarque dont l'étymologie nous échappe, rejoint la rue du four après le pont de la Rappe et la Place Maubert et le carrefour était marqué d'un puits commun démoli récemment.

Enfin, la rue Gaulde aujourd'hui, chemin de la Grange au bois, nom plus poétique que l'appellation mérovingienne.

Fay, les rues du Bac, de Fayet et du Port figurent sur le plan cadastral. Près de la Marne, au bout de la rue du Bac, existe encore la maison du Passeur. Le dernier, une dame RADZIGON demandait 5 centimes pour traverser et cela économisait 1/4 d'heure de marche aux parisiens.

Les sales gosses que nous étions quand ils s'aventuraient à FAY avaient pour cri de guerre "Rat zigouille"... sans respect pour la brave batelière et chantaient : "Accourez dans mon bateau" "Jeunes gens du hameau" "Venez passer l'eau".

Curieuse coïncidence, la rue du port, donc, il y en avait un, abouti en face d'en embarcadère que l'on va construire au bas du silo à blé.

Collection : Lionel COUVREUR

Le chemin de la couture devient "rue", c'est le chemin des écoliers des deux hameaux. Cette rue aboutit à la place de Verdun, ainsi baptisée par les anciens combattants sur les instances de Monsieur DE SCHEEMAKER.

La rue Georges Jacquet, ex rue de la Ferme, fut baptisée en souvenir d'un ancien Maire, bienfaiteur en son temps de la commune. Nous disons en "son temps", car si son legs destiné à récompenser une jeune Sammeronaise vertueuse, ayant vingt ans dans l'année, représentait alors deux mois et demi de salaire d'un ouvrier agricole. Il n'en représente plus que deux heures aujourd'hui.

La rue Ferrée qui va vers les Avaux, doit sans doute son nom aux piquets de fer, grillage qui clôture les jardins bordant (2ème explication, il fallait être ferrée pour monter la rue Ferrée ; fer à cheval ou chaussures, rue difficile à gravir).

Collection : Lionel COUVREUR

La sente du Berger indique que les troupeaux devaient y passer. La rue du Tarcque, en Gaule autrefois, au Canada aujourd'hui et au pays des Cow-boys, le jeu du Tarcq ou de la Tarque consiste à encercler un fer à cheval autour d'un pieu d'un demi-mètre situé à une quinzaine de pas. Chacun appuie sa chance d'enjeu.

Au Musée de Chantilly, une mosaïque Gallo romaine représente un jeu de Tarque avec l'inscription Festus cum torquatum où des éphèbes lancent la tarque, collier très ouvert ayant la forme d'un fer à cheval vers un piquet.

La rue Gaulde, (acte notarié de 1735) allait de la rue du Four à la Grange au Bois. Autrefois même, elle partait de la RN3. Elle passe par le Bout d'en Haut où l'on avait dansé à l'occasion de plusieurs mariages et l'on était "Gaulde". La tradition s'était continuée grâce à une pension de famille que fréquentaient de joyeux parisiens et que tenait une dame Pinget.

POPULATION

Années 1962 1968 1975 1982 1990 1999 2008
Nbre d'habitants 356 372 356 457 822 960 1020

 

 

 

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